MA LIBERTE!

CENT ANS D’AMITIÉentre la Roumanie et la France

Des chemins dans les croix,

Aux chants de liberté,

Des combats dans le froid,

Aux danses des mariés…

Cent ans de joie Et de noble amitié…

Cent ans d’émoi Et de nuits éclairées…

La Francophonie nous montre la belle voie

D’une communion dans la fraternité,

Où deux pays unis forgeant des liens étroits

Honorent les valeurs de notre humanité.

 

Joël CONTE-TAILLASSON Écrit lors du Festival International de Théâtre et de Littérature « Liviu Rebreanu » le 29 novembre 2018, à Bistrita (Roumanie)

DANS LE FLUX ET LE REFLUX

- VAGUES NUAGEUSES ENIVRANTES -

De l'étonnement

Dans le flux et le reflux de vagues nuageuses

Colorant l'horizon en un mouvement ininterrompu

Les vibrations s'entremêlent

Se juxtaposent

S'additionnent

Vision d'une terre riche où la mousse en îlots verdoyants

Nous propose des paradis

Sous la protection ouatée d'un ciel

Qui nous promet des étés enchanteurs

Des soirées magiques

Des heures éternelles

Où les nuages rougeoyants

Nous feront tourner la tête

Elisa F. AR (Florence CONTE-TAILLASSON)

 

NOBLE DIVERSITÉ

Quelle noblesse dans la diversité d’un pays

Qui accueille du monde entier la lie.

Du fond de leur détresse, aspirant à la vie,

Dans la décence, la dignité et l’envie,

Réfugiés politiques ou âmes errantes loin des chaos,

C’est un peuple qui, à pied ou par bateau,

Est venu s’échouer sur les plages de la liberté.

De leur courage et de leur volonté,

Ils ont tant construit et tant bâti,

Que l’horizon s’ouvrit jusqu’à l’Académie.

Eugène Ionesco des plaines de la Roumanie,

Léopold Sédar Senghor du Sénégal en Négritude de l’Afrique,

Marguerite Yourcenar du ciel de l’Amérique,

Et tant d’autres ont apporté à l’édifice leur pierre,

Dont, à nos côtés, ils peuvent être fiers.

Citoyens du monde, sachons libérer nos frontières

À partir de tout ce qui peut rapprocher nos prières,

D’un monde tourné vers l’universelle ouverture

Qui rassemble les êtres dans leur diversité vers un noble futur.

Joël CONTE-TAILLASSON

PLAINE ET VIBRATIONS

Étendues verdoyantes brassées par le vent

Insectes magiques

aux ailes veinées et immenses

à la transparence trompeuse

Constructions éphémères et mobiles

sortant de terre

se déployant se démultipliant si nécessaire

Arbres-réserves

aux racines communicantes

Réseaux souterrains de liquides et de glaces

s'approchant d'un magma primordial

Migrations de populations

aux difficultés et questionnements multiples

Peuples matures

aux cheveux flamboyants ornés de fleurs embaumantes

et marchant pleins d'espoirs

de justice d'avancées de répartitions harmonieuses

de reconnaissances de générosité et de bienveillance

Foules révoltées

se réfugiant pour un temps de pause

dans les espaces vallonnés accueillants et protecteurs

entourant la plaine

Vibration révolutionnaire

Vibrations

Elisa F. AR (Florence CONTE-TAILLASSON)

LIBERTÉ ÉGALITÉ FRATERNITÉ

Liberté, tu es l’étendard des êtres libres

Insufflant la dimension de la démocratie,

Brillant de l’éclat de la voie infinie

Éclairant notre étoile qui vibre.

Réunissant l’humanité à la table du bonheur,

Tu délivres la source de la chaleur

Émise du soleil de nos fraternelles valeurs.

Entendant la voix de la vérité,

Gardienne de notre aspiration à la félicité,

Acclamant nos convictions loin de nos certitudes,

Le regard tourné vers l’Aube, en commune attitude,

Inlassablement nous sommes à la recherche de la raison,

Tels des voyageurs qui croyant toucher l’horizon

Étendent leur univers flamboyant à chaque cycle des saisons.

Fort des symboles que nous reconnaissons,

Rayonnants dans un univers que nous respectons,

Avançons main dans la main d’un regard éblouissant.

Travaillons à créer un monde resplendissant,

En ne pensant qu’à son amélioration.

Rassemblons nos énergies même si nos opinions

N’apparaissent pas toujours identiques

. Il est possible d’entretenir un dialogue dans l’éthique,

Tant que chacun est à l’écoute comme un sage,

Et qu’il offre la force universelle de son partage.

Joël CONTE-TAILLASSON À UNE GUERRIÈRE

Novembre pleure

À une femme de caractère courageuseet chaleureuse

Qui a su malgré tout offrir une aube enchantée

Inoubliable et merveilleuse à son enfant

À une femme amoureuse qui a adoré son mari

Que la guerre lui a volé

Sur le champ de bataille abandonné

Pour Camille écarlate fut son amour

À une femme sage et tendre

Qui a su me conseiller et me comprendre

Accueillir et aimer mon âme sœur et fiancé

À une combattante à la longue vie

Rayonnante autonome et avant-gardiste

Qui nous laisse avec éternellement nos yeux rougis

Pour une guerrière éclatante

Novembre pleure novembre et son mystère

Novembre pleure des larmes d'amour

Tout contre toi de ton jardin une rose parfaite repose

Envole-toi vers l'autre rive où tu vas retrouver ton aimé

Tu as illuminé nos vies

Elisa F. AR (Florence CONTE-TAILLASSON)

À Jeannette, ma mamy, le 14 novembre 2020

LE PALAIS DE LA CULTURE

Lorsque le soleil se lève à l’horizon

Enfant, vois la beauté de cette maison.

Palais de la Culture qui embellit le monde,

A Bistrita, au cœur de la Transylvanie,

Le bâtiment impose un respect profond,

Avec les décors en colonne d’harmonie.

Il construit l’univers qui façonne la ronde,

Superbe dans le temple qui magnifie la vie.

Dans le ciment de tes fondations

Émerge l’océan des nobles créations.

L’agora éclairée illumine la scène

Aux spectateurs réjouis et tenus en haleine.

C’est Molière et Shakespeare encore bien applaudis,

Un enfant qui chante et qui nous éblouit,

Les musiciens en rythme réjouissant le public,

Tant d’instant de bonheur et de joie magnifique,

Unissant les acteurs et leurs émotions,

Répondant aux sublimes aspirations,

Et ouvrant le rideau à chaque représentation.

Joël CONTE-TAILLASSON Écrit lors du Festival International de Littérature et de Théâtre « Liviu Rebreanu » à Bistrita, en Roumanie, du 26 au 29 novembre 2016

L'ATELIER D'ÉLISA – AOÛT

Elle la connaît cette passion quand le temps se distend

Est là juste son corps en apesanteur qui l'alerte

La nuit lui sert d'écrin derrière les colonnes

Et la transparence cristalline de la verrière

Les tiges tournoient et les roses qu'elle a semées

Puissamment égrènent les mots les plus doux

Qu'elle entendra un jour

Les touches au couteau vives sur la toile résonnent

Et son bras accroché au châssis et sa main

D'une œuvre surgissante sont les extensions charnelles

Élisa est debout dans son antre à la saveur d'éternité

Seulement ses chats ses doux juges ils savent

Élisa pose ses rêves ses intuitions

Elle engage un dialogue avec les signes

Qu'elle extirpe et qu'elle souligne

Agrandi est son cœur battant dans son atelier sans heure

Son lit en fer aux volutes aériennes

Est niché près de la cheminée

Pour qu'à l'aube son regard puisse épouser les courbes

Et les épaisseurs de ses compositions secrètes

Août et ses malheurs un jour l'arrachera-t-on à ce lieu

Août et ses bonheurs Élisa est amoureuse

Et elle laisse s'amasser toutes tes preuves d'amour

Élisa est debout près de toi pour toujours

Elisa F. AR (Florence CONTE-TAILLASSON)

LA TERRE NOUS APPELLE

Féconde et noble Terre,

L’offrande des étoiles

A embelli tes cieux

Et dessiné les formes de la vie.

Verdoyante planète,

Des êtres sont apparus

Pour cultiver le sol

Et bâtir des cités.

Du fond des océans

Aux sommets enneigés,

De la faune nourricière

À la flore réconfortante,

Tu as donné à l’homme

L’abondance et le rêve.

Mais aujourd’hui,

Un murmure monte au bout de l’horizon.

Un appel surgit au cœur de la raison.

Un cri résonne jusqu’au fond de notre âme :

La terre demande à l’Homme et au Poète

De préserver la voie de son éternité !

Joël CONTE-TAILLASSON

FRAGMENTS 1.0 – De tes yeux brillants

De ton couloir aux fleurs arc-boutées

Très loin des songes fragments d'images

Au-dessus de la soie de tes boucles

Volutes blanches délicates et précises

De ta main et de ta bouche et de tes yeux brillants

Tu m'envoyais les plus doux baisers

Que je reçus du haut de tes marches au fond de mon cœur

Fragments d'amour qui me reviennent si souvent

Et ce soir au soleil couchant

Éternels les murs aux sauvages efflorescences

Signent ta présence si légère et tellement intense

Et des larmes d'amour sur mes joues signifient ta douloureuse absence

Je suis meurtrie dans cette peine atroce

Et comme à des ronces auxquelles je m'écorche je m'accroche

Ta maison est vide et les pièces immenses presque plus petites

Ton jardin se transforme mutation géante en cocon

Ou lilas et glycine s'entremêlent jusqu'au sommet de ton érable

Et de tes plus hautes fenêtres ciblent ta toiture

La nuit tombe le train avance

Et avec mon amoureux nous déposerons fleurs et pleurs pour toi

Et régulièrement au rythme de nos cœurs

Nous foulerons ta chère terre

Elisa F. AR (Florence CONTE-TAILLASSON)

À Jeanne, ma grand-mère

VISION DE PAIX

ou L'Europe de Victor Hugo

Combien de jardins auraient été construits des mains de l'homme

Si les maçons avaient ouï la voie suprême de la vie,

Celle qui mène à la plénitude du bonheur

Qui pousse avec les fleurs et les buis ?

Cette vision,

Elle ouvre la porte de la maison de Dame Nature qui réconforte tant.

Combien de déclarations auraient croisé les lumières de l'amour

Si les marins avaient écouté le chant des sirènes,

Celui qui libère l'ancre multicolore de la paix

Qui gonfle les voiles du navire vers l'arc-en-ciel de l'horizon ?

Cette vision,

Elle offre le charme de ses couleurs qui font rougir l'aveugle.

Combien de rêves auraient rencontré le soleil d'une aube blanche

Si les dieux avaient entendu la prière du Poète,

Celle qui éclaire l'âme dans l'univers merveilleux

Qui fait chanter et sourire les enfants du monde ?

Cette vision de paix,

Elle transmet la flamme porteuse de chaleur, d'espérance et de sérénité.

Joël CONTE-TAILLASSON

LE MONDE DES POÈTES À BISTRITA

Les Poètes

Guerriers sensibles et souriants

D'un monde sous la tempête

Âmes éveillées aux mille teintes en résonance

Ô combien audibles

À Bistrita

À la Poésie

De la pulsation et de l'énergie

Du souffle et de l'invisible

Avec délicatesse déclamée

Les yeux levés

Reflets des peurs et des bonheurs

Et de la force en transparence

À la transcendance de la Poésie

Murmures d'un monde debout

Ô combien audibles

À Bistrita

Enthousiasmes à jamais présents

À jamais vivants

Dans les boucles et les volutes des mots livrés

Quand le temps s'étire et se fige sur le sens

Vers la voie aux sources de la vie

Elisa F. AR (Florence CONTE-TAILLASSON)